"Il tape sur des bambous, c’est numéro un" 

RIP Philip Seymour Hoffman (de tous ces grands rôles, je me souviendrais toujours de Happiness réalisé par Todd Solondz.)

Si vous n’aimez pas …

Je me souviens avoir vu Le Petit Voleur d’Erick Zonca sur Arte, la même semaine que sa sortie au cinéma (il est malheureusement resté très peu de temps dans les salles obscures à l’époque). Je garde en moi l’image d’un immense film sans fioriture. Direct, Le Petit Voleur quitte vite le social pour partir vers le film noir, parfois d’une rare violence. Le film dure une heure et quelques, mais on y ressort le souffle coupé. Un chef d’oeuvre après le joli La Vie Rêvée des Anges (à l’époque on pouvait mettre Yann Tiersen dans une BO, Jeunet tournait son meilleur film, Alien 4, et n’avait pas encore réalisé cette affreuse soupe qu’est Amélie Poulain …)

Dommage qu’il ait fallu 10 ans pour que Zonca réalise un nouveau film après Le Petit Voleur (il a réalisé beaucoup de pub, notamment pour Mc Donald !…) A ce jour, le Petit Voleur demeure introuvable en DVD, j’attends avec impatience une hypothétique réédition …

Le dernier Scorsese évoque bien évidemment les Affranchis ou Casino, sauf que l’on a remplacé De Niro et Joe Pesci par Di Caprio et Jonah Hill et les fusillades et bastonnades ont été remplacés par des scènes d’orgies, avec en guise, une horde de traders gavés de dopes et de putes.

Etonnant de voir comment Di Caprio campe ce trader, cet immense connard bling bling et ridicule. Et contrairement aux gangsters italiens des précédents films de Scorsese, point de salut pour ce Madoff des années 80/90. A la fin, même ruiné, il en veut encore plus, quitte à mettre en scène ses propres exploits du passé par un bouquin et des shows à faire le gourou de la vente.

Etonnant aussi de voir Scorsese continuer de mettre en scène le mouvement de l’argent avec autant de hargne, de rythme, de souffle et de violence que dans ses précédents films des années 70, 80, 90 ou 2000. A force d’avoir filmer les Rolling Stones ou de les avoir utiliser comme bande son, Scorsese fini par devenir un équivalent cinématographique de Keith Richard ou Mick Jagger. Il va sans dire que si je n’ai jamais été un grand fan des Stones, je fais partie de ceux qui ne se lasseront jamais d’aller voir le dernier Scorsese. Ah, et il est sûrement le seul qui réussit à tirer quelques choses de Dujardin, et ça c’est pas rien …

L’autre soir, il y avait Man On The Moon sur Arte. Après  un revisionnage je trouve que c’est toujours le plus beau film de Milos Forman (avec Vol au dessus d’un nid de coucou), le plus grand rôle de Jim Carrey (avec Fou d’Irène des Frères Farrelly) et aussi l’un des rares biopics qui ne soit pas trop ennuyeux à regarder …

1 note

Parmi toutes les rencontres que font John Belushi et Dan Akroyd tout au long des Blues Brothers, je crois que je retiendrais celle avec Aretha Franklin et John Lee Hooker …

Moon river, wider than a mile …

L’autre soir, j’ai pu voir American Nightmare (The Purge en VO), une honnête série B de James DeMonaco. L’unité de lieu et de temps, ainsi que la mise en scène efficace, quoiqu’un peu froide, en font un joli héritier du Assault de John Carpenter. Une fois de plus, des personnes sont assiégés par une horde d’ennemie, sauf que Carpenter mettait en scène l’affrontement entre la police et des bandes armées et DeMonaco filme des riches qui s’entretuent, avec ceux qui veulent protéger un pauvre et ceux qui veulent l’exterminer. Triste dystopie violente.

L’autre jour, après avoir vu la parodie du clip de Bound 2 de Kanye West par James Franco et Seth Rogen, je me suis regardé This Is The End dans la foulée. J’ai dû essuyer quelques larmes de rire entre deux vannes  généreuses (surtout celles de Danny McBride). La BO est redoutable sur la fin, seras-tu capable de survivre à Whitney Houston et aux Backstreet boys …